
Ce premier recueil de Françoise Le Bouar révèle une poète de l’émotion, suspendue à l’observation discrète des choses alentour, un rayon de lumière, attentive au frémissement du vent, aux flaques d’eau, aux arbres, avec tant d’attention que « L’autobus a roulé/ dans le sens opposé à celui/ que tu lui supposais/ pour te ramener/ chez toi. »
Une des plus grandes sources d’émotion est l’amitié. Plusieurs poèmes du recueil lui sont dédiés, notamment Arz, une partie entièrement consacrée à une personne non nommée.
Françoise Le Bouar est surprise quand la poésie la rencontre à travers la lecture des poètes passés. « Alors tu sens sur ta joue l’haleine ardente/ de celui venu s’asseoir à tes côtés. » Ainsi de son admiration pour Hölderlin, Nietzsche et les trouvères champenois.