
Un texte intime et personnel, dont le titre un titre un rien provocateur dissimule une méditation sur l’art ou l’insupportable dérision de vieillir. C’est une image pour parler justement de vieillir en pleine conscience. Moins de besoin, plus d’éveil.
Un second texte conclut le recueil sur une note plus légère, où il est question d’une âme de la marche, de l’idée du paysage comme utopie.
Extrait
On débarrasse la table avec recueillement. On replie la paume sur l’or des miettes. On jette les épluchures dans l’athanor de l’humus, au fur et à mesure.
On n’encombre plus le peu d’espace qu’il nous reste à savourer.
On habitue son corps à dormir peau à peau avec le vide.