Clémentine a accepté des années de tortures de plus en plus violentes, d’humiliations infligées sous couvert d’amour jusqu’à la destruction. La découverte de son homosexualité lui permet de trouver la force de s’échapper de l’emprise, mais va aussi précipiter une douleur insupportable : voir son enfant utilisée comme une arme contre elle par le bourreau qu’elle a fui.
Dans ce récit de survie, la poésie est présente comme acte de résistance, comme seule façon d’aller au plus près de l’émotion et de la vérité du vécu. Le Jour du chausson aux pommes cherche à mettre en lumière la banalité de cette histoire ; loin du thriller psychologique, l’horreur est ici logée dans le quotidien et la réalité.
Extrait
Quand tes danses t’imposent,
Que ton corps se compose
Quand ta voix se déchire
Que tu t’effondres en rires
Quand tu saisis trop tard,
Que ton regard s’égare
Quand d’un geste tu règnes,
Que tes lèvres s’imprègnent
Quand tu cours sans aimer,
Que tes mains essoufflées;
Si tu chantes tant la vie,
Je sens le murmure qu’étouffé ton cri.