Extrait
Ce que l’on vit s’inscrit sur la ligne du temps.
Les moments de bonheur y demeurent gravés
Tels qu’on les a vécus, tels qu’on les a rêvés.
Et même révolus, ils durent pour autant.
Ce qui fut le demeure au-delà de l’instant.
Seul ce qui a été peut un jour s’achever ;
Et la mémoire en soi de la chose éprouvée,
Démontre qu’elle est bien ancrée dans l’existant.
Pourquoi ne retenir que la fin d’une histoire
Au lieu de voir en ce qu’elle fut l’exutoire
Lorsqu’elle cesse d’être ce qu’elle a été ?
Au moment où l’amour éperdu est perdu,
Je veux en ressentir la grâce et la beauté.
Non plus ce qu’il n’est pas. Non pas ce qu’il n’est plus.