Comment quitter sa maison alors qu’en des temps non lointains on nous intimait de nous y enfermer ? Et comment inventer de nouveaux paysages ? Faut-il retourner l’horizon comme
la peau du lièvre pour faire du dedans un dehors ? Rien que de l’air est une traversée qui trouve son souffle dans le basculement des repères, au gré des grandes pertes et des petites choses à cueillir, de l’amour qu’on fauche, de la joie renouvelée.
Extrait
Parfois
j’habite ton absence
comme on flâne au printemps
habillée légèrement
sirotant les matins
et les rêves qui fanent