Muriel Dorembus et Sylvie Fabre G., réunies dans un dialogue entre peinture et poésie. Pour l’une, peindre est « cet acte métaphorique extrême qui rassemble toutes les formes de langage ». Pour l’autre, écrire « [adoucit] l’obscur / avec le rouge de l’amour / fondu au bleu de la connaissance ». Deux arts, deux artistes femmes, pour donner au tableau et au poème « un surplus d’âme ».
Extrait
Miettes de temps les héritières
mais façonnières
de chair et de mots
mais accordeuses d’amour
d’art et de poésie
Malgré
la violence des temps
et du monde
deux femmes
(leur attente est de lumière)
se souviennent
d’un jardin originel
Entre flamme fumée et cendre
deux créatures créatrices
attisent les braises
de deux langages
unifiant
ressuscitant