Pauline Chaudat a vingt-cinq ans lorsqu’elle écrit ce recueil, un âge auquel s’étendent à perte de vue la légèreté et l’horizon des possibles. C’est pourtant sa propre mort qu’elle décide de mettre en scène. La mort de la petite fille qu’elle a été, en écho à celle de sa grand-mère, à qui elle ressemblait, disait-on, « trait pour trait ».
Avec ces vers, la poétesse fait le deuil de la douceur et de la naïveté pour laisser place à l’animalité. Loin de la plainte litanique, ce chant funéraire est un élan brutal, un retour à la vie pleine, effervescente, violente. Une exhortation à vivre, arrachée de la mort. Avec les dents.
Un premier recueil qui montre toute la puissance poétique et la liberté d’écriture de la jeune autrice.