Entrer dans ce livre, c’est entrer à la fois dans la peinture chinoise classique et dans les poèmes de ses plus grands auteurs, comme si la sagesse qui en émane soulageait un peu de l’ici étroit, obscur, mystérieux, instable. Des poèmes de Françoise Ascal, Bernard Ascal, le compagnon de chaque jour, disait : « travail-feu-de-bois, et à la fin il n’y a pas de cendres, mais un livre. »
Extrait
se tenir assis dans l’oubli
tel est le conseil
du vieux Tchouang Tseu
j’accepte l’invitation
tente l’amnésie
le sans-poids
la lévitation
crâne vidé
de son « je »
à moi le vol d’une libellule
la placidité du crapaud
l’anonymat d’une mite