Malgré les mises en garde de sa mère, une femme a la chance de rentrer « indemne » d’un pays en guerre. L’héritage d’une violence, pourtant, passe dans le corps sans filiation.
Ce texte est né d’une conviction et d’une fêlure. La conviction que l’on ne peut échapper à son corps politique. La fêlure d’un corps qui porte en lui la trace d’une violence invisible. Dans un flux narratif, Marie HL tisse des voix au féminin qui pourraient tenir ce ou ces corps, en laissant la poésie prendre le relais lorsque « comprendre » se perd. Les cailloux, en motif de fêlure, se propagent de corps en corps, de femme en femme, d’une terre à l’autre, comme un héritage inexorable du monde. Il sont fragments de pierre, vérité partielle, mémoire d’un corps ou d’un territoire en guerre. Mais ils deviennent aussi le lien, à l’image d’une sororité qui s’étend au-delà d’une seule famille.