Au fil du temps, la graveuse Véronique Goossens a orienté une part de sa recherche graphique vers un toucher vibrant, presque musical, des corps. Ce regard sur les corps a inspiré François Emmanuel. L’écrivain a choisi dans l’œuvre vingt et une gravures, qui suscitaient chacune une impulsion à écrire. Il en a fait un seul long poème qui est un chant de la rencontre amoureuse, la rencontre des corps au-delà des corps, dans le jeu subtil des apparitions, dans l’étrange lumière.