
Parmi les chefs-d’œuvre des grands musées d’art moderne figurent des répliques, des copies ou des reconstitutions, toutes dérivées d’une œuvre originale qui, dans la plupart des cas, a été altérée, perdue ou détruite. Résurrections historiques, fictions institutionnalisées : les objets ambigus analysé dans cet essai sont tous au service d’un désir de connaissance profonde, sans cesse reprise, sans cesse complétée, grâce à un musée devenu producteur au même titre que conservateur. Cinq œuvres de Gino Severini, Piet Mondrian, El Lissitzky, Vladimir Tatline et Marcel Duchamp rendent diversement compte de ce destin.