
De Barque noire à Carnet de dessins en passant par l’Épigraphiste, c’est au même voyage que nous convie l’écriture à la fois précise et évasive, visionnaire et méditative de Paulina Vinderman. Un voyage vers un centre obscur que seuls, peut-être, crayon, encre ou pinceau permettent d’approcher. Vers un non-savoir inscrit au cœur de « la matière obscure du poème, la matière obscure / du dessin ». Matière qu’ont su travailler ces intercesseurs que sont, par exemple, Le Caravage, ce « berger d’obscurité » ou, plus encore peut-être, les peintres du Paléolithique :
À la clarté de la torche portée par Ohme,
le bison resplendit.
J’ai travaillé ses pattes et à faire entendre
l’ombre de son sang rouge.