Dans une ville jamais nommée qu’elle arpente, à la manière des situationnistes, une jeune femme décide qu’il est temps pour elle de mettre fin à l’errance. Le point d’ancrage sera une petite maison dans un quartier cosmopolite. Est-ce ici ? Est-ce maintenant ? Est-ce ainsi ? Les doutes sont peu de choses face à la nécessité : elle élève seule son enfant, avec l’écriture comme viatique. Or l’installation dans cette maison devient une aventure, car la maison fatiguée exige d’être réparée, apprivoisée. Et le quartier s’annonce comme un défi supplémentaire.
Par petites touches s’esquisse le portrait d’une femme déterminée qui affronte la nécessité, lutte pour exister et se tenir debout, quitte à grimper sur le toit pour réparer, trancher, écoper. Pour se donner du courage, elle convoque ses figures tutélaires : un père architecte, ses grands-mères Hibou et Dragon, des silhouettes entrevues en rêve.
Entre exploration et introspection, Debout sur le toit tisse un récit d’ancrage, un chant intime et poétique fait de fragments où l’espace et le temps se confondent, laissant affleure une mémoire éclatée, vivante.