L’homme qui marche ici, n’ignorant rien de la rumeur du monde et malade de son fracas, est l’homme des approches, des lisières. Il ne renonce pas : plus il est désarmé, plus il sait qu’il a quelque chance, écoutant à perdre limite, de recueillir le souffle où germe la parole, d’y accueillir ces presque riens, brillant en bord de nuit, infimes et précaires, en somme l’essentiel, seule respiration possible du poème.
&nsbp; Michel Diaz