
Entre l’écriture et le monde, la peinture et la calligraphie s’interposent pour faire place à un espace composé de signes graphiques dont les variations et la diversité demeurent sans limites. Dans le travail d’Helena Belzer, s’il y a l’incertitude des signes propre à un alphabet imaginaire, jamais l’arbitraire ne règle la composition. Aussi ne saurait-on ni ajouter ni retrancher s’agissant d’indices qui, peu à peu, tracent des voies possibles de représentations à la poursuite de l’incessant bouleversement de la réalité. L’occasion se prêtait à d’étroites connivences entre l’œuvre graphique de l’artiste et les textes poétiques de Véronique Bergen qui l’entrelacent.