La version féminine et féministe de l’Odyssée d’Homère, Pénélopocentrée.
Ithaque, le surlendemain décrit ce qui se passe sur l’île grecque pendant l’absence d’Ulysse, avec Pénélope comme centre d’attraction et force centripète. Son fils Télémaque, son beau-père Laërte et sa servante Euryclée sont en orbite. Et s’ils jouent mal la comédie, ils seront fouettés, et c’est normal, par un mastigophore, huissier assermenté. En seize chapitres, soit autant qu’il y a de méthodes, selon Pénélope, pour tromper l’espoir (et un chapitre caché, enchâssé), Thomas Gosselin a tenté d’inclure tout ce qui lui semblait amusant et moderne dans les mythes grecs : du sang, de la démesure, du sexe, des faits d’armes, des défaites, du soin pour le corps, du dérèglement, des dieux et des déesses faillibles. Au collège, se souvient-il, sa prof d’histoire-géographie, affirmait que l’intelligence est la capacité de s’adapter. Après tout, pourquoi pas ? Elle n’était pas prof de mythologies et comptait préparer les écoliers à devenir des rouages de la société industrielle ou des pervers. Elle se fichait bien de leurs émotions.