
Les arbres, les fleurs, les oiseaux… Mieux vaudrait sans doute écarter, d’un revers de plume, ces notions a priori poétiques. Non. Oser encore s’avancer vers ce lieu commun, ce lieu partagé : le jardin. Relever le défi de regarder encore, non comme le chasseur d’images qui braque son objectif pour enregistrer des clichés, mais comme l’errant qui chemine poches vides pour laisser place à la Visitation. En sept chapitres, septante jours qui tentent de donner raison à Goethe lorsqu’il écrivait : « L’acte le plus difficile est celui que l’on croit le plus simple : percevoir, d’un regard en éveil, les choses qui se présentent à nos yeux. » Expérimenter; recueillir un jardin sous les paupières.