• Auteur(s): Luc Dellisse
  • Éditeur: L'Herbe qui tremble / D'autre part
  • Distribution: Autodistribué.
  • Genre: Roman
  • Format: 12.5 x 19 cm
  • Nombre de pages: 128 pages
  • ISBN: 978-2-918220-59-6
  • Parution: 2017
  • Prix: 14 €
  • Disponibilité: Disponible

Ce livre est le récit d’une folie amoureuse ; il mêle l’euphorie à la gravité.

Le personnage central cherche à trouver l’essence de l’amour, à travers d’innombrables rencontres toujours semblables et toujours renouvelées. Mais le vrai but lui échappe. Une passion, pour une femme unique, lointaine, perdue depuis longtemps, sous-tend tous ses actes.

Est-ce un roman ? Est-ce un mode d’emploi de la séduction ? Est-ce une confession ? Pas du tout.

À la fois carnet amoureux et journal d’une guérison impossible, L’Amour et puis rien décrit l’expérience amoureuse comme une suite de batailles gagnées, perdues, regagnées, reperdues, jusqu’à la somptueuse défaite finale.

Il repose sur le principe du compte à rebours. C’est une histoire à l’envers, en cinquante courts chapitres numérotés de 50 à 1, où se disputent l’ombre et la lumière.

L’image de l’amour qui ressort de ce récit en morceaux est celle d’une espèce de maladie chronique dont on ne guérit jamais.

Qu’est-ce qui peut pousser ce personnage tourmenté à jouer sa vie, comme à la roulette, dans des aventures sans fin, dans l’espoir d’un jour « ramasser la mise de toute une vie de passion » ?

L’histoire qu’il raconte et qu’il vit, à la fois joyeuse et douloureuse, est faite de rencontres éphémères et clandestines dans des conditions précaires, d’histoires grevées de malentendus et rythmées par les disputes, dans lesquelles les moments de vrai bonheur semblent extrêmement rares et très courts.

Toujours « entre deux histoires comme l’alcoolique entre deux verres », il court à sa perte, qui est peut-être aussi son salut.

Une forte singularité émane de ces textes : singularité de l’expérience qui s’y exprime, de la vision du monde, de la vie et de l’amour dont ils sont le reflet ; singularité surtout de la langue, superbe, dans laquelle cette expérience et cette vision sont rendues. Comme dans ses poèmes et ses romans, le ton, le phrasé de la voix de Luc Dellisse se font ici entendre, une voix reconnaissable en quelques phrases, quasiment en quelques mots. Si, selon l’expression consacrée, « le style, c’est l’homme », rarement ce qui fait l’unité profonde d’une vie, d’une vision de la vie (une éthique et une esthétique) et d’une manière de s’exprimer aura été aussi bien illustré.