Plusieurs chemins se croisent dans cet essai. Ils dessinent une constellation faite d’œuvres empruntées à des époques et des genres très différents. L’horizon de cette investigation est le nœud de l’esthétique, de l’éthique et de la politique. Et au cœur de ce nœud, une causalité libidinale ; un point de jouissance, qui n’est pas moins point de vide. Faisant un sort au terme fourre-tout de sublimation, on tiendra avec Lacan qu’« il y a plus de vérité dans l’art que dans n’importe quel blabla ». Il s’en déduit immédiatement que l’interprétation d’une œuvre d’art à travers la clinique de l’artiste est une fausse piste. Le véritable interprète est l’artiste créateur de formes nouvelles. Ou celui qui, se logeant dans des formes connues, voire banales, les subvertit, les déjoue, les fait grincer. Par méthode, il ne saurait donc être question de psychanalyse appliquée à l’œuvre d’art.