• Sous-titre: et le mouvement ouvrier belge
  • Auteur(s): Claude Renard
  • Éditeur: Memogrames
  • Distribution: Tondeur (Belgique). SODDIL (France).
  • Genre: Histoire
  • Format: 22 x 22 cm
  • Nombre de pages: 160 pages
  • ISBN: 978-2-930698-44-1
  • Parution: 2017
  • Prix: 19 €
  • Disponibilité: Disponible

1914-1918… La quasi-totalité de la Belgique est occupée. Le P.O.B. a troqué son internationalisme au profit d’un patriotisme nationaliste. Ses dirigeants ont intégré le gouvernement en exil. Au sein du parti, des voix minoritaires réclament la fin des combats. 1917 en Russie : en février, le régime tsariste s’effondre. Début novembre, une seconde révolution renverse le gouvernement provisoire et donne le pouvoir à Lénine et aux Bolcheviks. La Russie des Soviets signe une paix séparée à Brest-Litovsk en mars 1918. Les leaders du P.O.B. adoptent une attitude foncièrement hostile au premier Etat ouvrier au monde. Emmenée par le syndicaliste Joseph Jacquemotte, une aile gauche quitte le P.O.B., adhère à la 3e Internationale créée par Lénine, et coalise diverses factions, réunies en 1921 au sein du nouveau Parti communiste de Belgique.

Les éditions Memogrames, en partenariat avec le CarCob (le Centre des archives communistes de Belgique), rééditent présentement le livre de Claude Renard publié par la Fondation Joseph Jacquemotte en 1967, à l’occasion du 50e anniversaire de la Révolution d’octobre. Octobre 1917 et le mouvement ouvrier belge demeure en effet l’étude incontournable pour qui veut aborder l’impact de la révolution bolchévique de 1917 sur le mouvement ouvrier belge. De longue date introuvable, hormis sur les rayons de quelques bibliothèques spécialisées, il était temps de le remettre à la portée du grand public, justement à l’occasion du centenaire de cette révolution. Ce livre est aussi une source historique précieuse, un témoignage de la manière dont un communiste belge, en 1967, ressentait le 50e anniversaire de la révolution russe, dans un contexte où le monde était bipolaire et où il fallait choisir son camp. Les Etats-Unis menaient la guerre au Vietnam, la Belgique officielle était l’alliée des dictatures de Salazar au Portugal, de Franco en Espagne et des colonels en Grèce, ainsi que du régime d’apartheid de l’Afrique du sud. Le PCB avait rompu avec le stalinisme, retiré la dictature du prolétariat de ses statuts et cessé de s’autoproclamer avant-garde de la classe ouvrière. Bien implantés dans la FGTB, les communistes belges venaient d’engranger des succès électoraux, malgré une dissidence maoïste. Tout cela est sous-jacent dans l’écriture de ce livre, dont l’auteur assure une postface contemporaine avec le recul et la lucidité d’un homme de 90 ans, tandis que la préface est due à la plume de Jean Puissant, professeur d’histoire honoraire à l’ULB, grand spécialiste du mouvement ouvrier belge.