• Sous-titre: Poésie roumaine post-communiste
  • Auteur(s): Collectif
  • Péritexte: Préface et traduction de Jan H. Mysjkin
  • Éditeur: L'Arbre à paroles / Anthologie
  • Distribution: Maison de la poésie d’Amay (Belgique et Luxembourg). Librairie Wallonie-Bruxelles (France).
  • Genre: Poésie
  • Format: 14 x 20 cm
  • Nombre de pages: 370 pages
  • ISBN: 978-2-87406-689-4
  • Parution: Décembre 2019
  • Prix: 20 €
  • Disponibilité: Disponible

Le 22 décembre 1989, le poète Mircea Dinescu eut l’honneur et le plaisir d’annoncer au monde que le règne de Ceausescu avait trouvé sa fin. Avec lui finissait aussi la censure qui, dans les années quatre-vingt, avait étouffé toute initiative créatrice en Roumanie. Ceux qui en bénéficiaient en premier, les « quatre-vingt-dixistes », avaient été productifs depuis de nombreuses années, mais n’avaient pas eu l’occasion de publier, ou très peu. Puis, sous l’impulsion d’une multitude de cercles littéraires partout dans le pays, la poésie roumaine a pris un essor phénoménal, engendrant une floraison de poétiques que la critique a du mal à cartographier. On utilise des catégories telles que « néo-expressionnistes », « minimalistes », «hyperréalistes», voire « déprimistes », ce qui pour le moins témoigne de la diversité de la poésie roumaine contemporaine. Le présent volume propose des textes de vingt-cinq poètes survenus après la chute du communisme, dont cinq poètes roumanophones de la République de Moldova d’après la désagrégation de l’Union soviétique et la déclaration d’indépendance en 1991.

Je pense qu’aucun autre pays européen n’a autant de poètes contemporains talentueux. Je pense qu’il existe à l’heure actuelle une dizaine de poètes bons et très bons, d’environ trois ou quatre générations, auxquels s’ajoutent chaque année deux ou trois noms. Dans la poésie roumaine, il y a aussi beaucoup de passions et d’orgueil, mais la tradition et le talent personnel forment un mélange irrésistible.

— Marius Chivu