
Le quatrième recueil d’Hubert Antoine publié au Cormier est une fête engageante du langage. On y retrouve la voix toujours surprenante du plus mexicain des poètes belges, qui se révèle de livre en livre à la fois semblable et différent à lui-même, chaque fois plus profond dans la légèreté. L’humour et le plaisir de la trouvaille, la liberté de ton et d’allure y font jeu égal avec une claire lucidité face au monde qui met le feu à la petite propriété du miroir, une manière d’armer les dents avec les mots.
La plupart des poèmes de Tohu-bohu et brouhaha sont dédiés à des proches. Car dédier un poème, comme l’indique l’auteur à la dernière page, est une offrande qui enrichit le silence de l’amitié.