• Sous-titre:
  • Auteur(s): Victor Martinez
  • Péritexte:
  • Éditeur: L'Arbre à paroles / L'Arbre à paroles
  • Distribution: Maison de la poésie d’Amay (Belgique et Luxembourg). Librairie Wallonie-Bruxelles (France).
  • Genre: Poésie
  • Format: 13 x 20 cm
  • Nombre de pages: 126 pages
  • ISBN: 978-2-87406-565-1
  • Parution: 2013
  • Prix: 12 €
  • Disponibilité: Disponible

Chez Victor Martinez, le poème est le lieu d’un défi, d’une violence faite à la langue pour que l’image puisse se produire, dans la perte des stabilités, mais avec le souci constant de la cohérence. Cohérence qui serait peut-être la plus radicale des subversions : détruire la langue c’est aussi tenir la langue dans sa destruction, une destruction placée au coeur de la démarche poétique. » (Jean-Christophe Martin, revue Europe) « Un livre «d’attaque» qui «écale la langue». Victor Martinez avance à grands pas, de manière toute personnelle. » (François Rannou, notice d’Agrégat de face)

Lignes, fuseaux, point vert, au-dessus de l’engeance, du chant sans sel, sur la plate terre en ronce, sur l’écharde de terre. Qui happe, arrache un moment mais ne révèle pas, adhère à un rappel sans essence et tire quelques chevrons : pas de nudité, une reprise qui s’effectue sans support, avec taches brunes et mauves et les surfaces cimentées que crève l’épine. L’ancien bunker, une mûraie, les pales à l’éveil, le sifflement. Quilles sans bordage, dépassement d’anciens mâts, à nouveau sur rien, réactivent la terre. Mobile, le silence : continuité du violent sur l’accalmie.