
S’il écrit tout naturellement dans sa langue maternelle, le français, Serge Delaive se hasarde quelquefois à exprimer sa pensée dans une autre langue : l’anglais ou l’italien. Non par snobisme, mais parce que le texte s’est imposé ainsi. Quant à la poésie, elle demeure à jamais singulière et, même si elle parvient à traduire les émotions de la vie courante, elle va rester à jamais une langue étrangère. D’abord pour le poète qui la pratique, puisque, par nature, elle tend vers l’indicible.