• Sous-titre: Critique des mythologies du travail
  • Auteur(s): Michel Majoros
  • Éditeur: Memogrames
  • Genre: Société
  • Péritexte: Préface de Jehan Colette
  • Format: 12.5 x 17.6 cm
  • Nombre de pages: 208 pages
  • ISBN: 978-2-930698-49-6
  • Parution: 2017
  • Prix: 14 €
  • Disponibilité: Disponible
  • Distribution: Tondeur (Belgique). SODDIL (France).

L’histoire du droit à la paresse selon Lafargue restait, semble-t-il, inexplorée dans nos régions, pourtant riches de personnages paresseux. L’auteur s’y est attelé avec sa formation, sa pratique historique et son vécu. Point de départ après Lafargue : les cent années qui suivent la conquête de la journée des huit heures, avec si peu d’avancées pour libérer notre temps, et notre vie. Plusieurs grandes crises et deux guerres mondiales figurent au calendrier, guerres pour des marchés d’armes et de matières premières, autrement dit la tuerie d’un grand nombre pour une minorité. Conflits entrecoupées de paix locale si ce n’est sociale, sous pression productiviste et publicitaire assortie de destructions d’emplois impressionnantes. La documentation immense de cette recherche aborde rarement la question de la paresse, sinon de façon indirecte, pour dénier son droit, et la maltraiter. Toujours au nom d’un idéal noble mais abstrait : Travail, Progrès, Patrie, Expansion, Croissance … Les pratiquants et les largués de la réalité du travail émettent un autre point de vue, plutôt rancunier ou désespérant. Les vacances consommées en foule consolent mal de onze mois de courses pour les mériter. Comme les autres salariés et travailleurs de partout, des écrivains et des artistes critiquent les idéologies et les mythes du travail en créant des œuvres de paresse. En sept périodes successives, un siècle de critique des mythologies du travail exprime une première approche de ce thème d’avenir.